Premier projet de cadran solaire

Une fois la Maison du Druide achevée début 2013 un premier cadran fut mis en place sous la forme d'un écran plat incliné orienté au sud. D'une largeur de 10 m à la base, il montait à 5 m pour rejoindre les montants de la charpente. Son inclinaison était proche de 68°. Un oeilleton fut placé à 7 m de hauteur dans la charpente. Le Soleil se projetait très correctement à travers cet oeilleton sous forme d'une tache.

Premier cadran plan avec la tache du Soleil (1er juillet 2013)

Durant l'été 2013, des intervenants au Village étaient chargés de relever la position de la tache du soleil jour après jour à des intervalles réguliers, autant que la météo le permettait. Cette opération fut très bien réalisée :

Trajectoires de la tache du Soleil relevées sur plusieurs jours consécutifs en juillet 2013. Les heures précises à la seconde sont les instants du passage au méridien. Les positions relevées à 14h20 étaient destinées à tracer une courbe en huit.

Il est vite apparu que le résultat n'était pas satisfaisant.

Le rayon de lumière issu de l'oeilleton tombant à l'oblique sur le plan, la tache était elliptique et sa forme changeait au cours de la journée. Sa vitesse de déplacement n'était pas constante : elle démarrait rapidement le matin ralentissait vers midi et réaccélerait ensuite. La distance de l'oeilleton à l'écran à midi solaire variait de 5,2 à 6,7 m entre l'équinoxe et le solstice, et avait des valeurs et des variations plus importantes en dehors de midi, donc la tache n'avait pas toujours la même taille. De plus, suite aux relevés, il est apparu que la plaque n'était pas exactement au sud. Il s'en fallait de peu (pas tout à fait 3°) mais c'était suffisant pour que l'hyperbole parcourue par la tache au solstice ne soit pas symétrique. La dissymétrie était flagrante sur une surface d'une telle largeur :

Dans ces conditions on allait donc être amené à tracer un cadran incliné-déclinant avec toute la complexité que cela implique, non pas tant pour le calcul, mais pour l'aspect final de l'éventail des lignes horaires qui aurait rendu la présentation au public compliquée, sans doute rébarbative, et le fonctionnement difficile à expliquer simplement.

Des discussions ultérieures et, à cette occasion, la révélation du scaphé et de celui de Carthage en particulier, ont éclairé le projet d'un jour nouveau et ont conduit très naturellement à la solution d'un scaphé à surface sphérique centrée sur l'oeilleton . En effet dans cette géométrie la tache allait :

- être ronde,
- avoir la même taille toute la journée puisque le rai de lumière était un rayon de la la sphère,
- se déplacer à la même vitesse en tout point de l'écran, puisque la distance oeilleton-surface restait constante,
- se déplacer de façon simple sur l'écran.

De plus les calculs relatifs à un tel ensemble sont simples. Et enfin la présentation au public est bien plus concrète et accessible.

Le scaphé